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Entreprendre au féminin en Drôme : oser, douter… et avancer quand même

Photo de groupe sur scène lors de la remise des Trophées Femmes Entreprenantes en Drôme.
La remise des Trophées Femmes Entreprenantes, le 6 octobre 2026.

Le 6 octobre 2026, j’ai assisté à la remise des Trophées Femmes Entreprenantes, organisée par Les Entrepreneurs Drôme (ex-CPME).

J’y allais pour découvrir des parcours entrepreneuriaux. J’en suis ressortie avec des réflexions sur mon propre parcours.

Parce que derrière les entreprises et les trophées, j’ai surtout découvert sept femmes qui ont osé entreprendre, chacune à leur manière.

Et leurs témoignages m’ont rappelé une chose : entreprendre, ce n’est pas ne plus avoir peur. C’est avancer malgré les doutes.

Sept femmes, sept parcours, sept façons d’entreprendre

J’ai particulièrement aimé découvrir la diversité des sept lauréates :

Sept entrepreneures et des activités qui n’ont, à première vue, pas grand-chose en commun.

Mobilité, impression murale, conseil, ressources humaines, restauration, communication…

C’est justement cette variété des activités, des modèles et des parcours qui m’a plu.

Elle montre qu’il n’existe pas une seule manière d’entreprendre, ni un profil type de la femme entrepreneure.

Mais derrière toutes ces différences, j’ai aussi entendu des choses très similaires.

Les difficultés. Les doutes. Les peurs. Les remises en question.

Et malgré tout cela : la décision d’y aller.

Entreprendre, ce n’est pas ne plus avoir peur

Quand je regarde une entreprise de l’extérieur, je vois le projet abouti, les clients et le développement. Je connais beaucoup moins les étapes qui ont précédé.

Les questions que l’on se pose. La peur de se tromper. Les décisions prises sans savoir si elles seront les bonnes. Les périodes de doute. Les moments où l’on se demande si l’on est réellement capable d’aller au bout.

C’est probablement ce qui m’a le plus touchée dans ces témoignages.

Je n’ai pas vu sept femmes qui n’avaient peur de rien.

J’ai vu sept femmes qui ont décidé que leurs peurs ne décideraient pas à leur place.

Et la nuance est importante.

Être une femme dans un monde d’hommes

Cette soirée m’a aussi beaucoup parlé pour une autre raison.

Pendant plusieurs années, j’ai travaillé dans le bâtiment.

Dans cet univers très masculin, j’ai appris à prendre ma place, à défendre mes compétences et à assumer mes décisions.

J’ai aussi dû composer avec mes propres doutes.

Est-ce que je suis suffisamment compétente ?

Est-ce que je suis suffisamment formée ?

Est-ce que mon projet est assez solide ?

Est-ce que je suis légitime ?

Est-ce que j’ai vraiment ma place ici ?

Cette remise en question peut être permanente.

Aujourd’hui, je change complètement d’univers puisque j’ai choisi de me reconvertir dans l’esthétique.

Le secteur change, mais certaines questions restent.

J’accepte de redevenir débutante, d’apprendre et de ne pas tout maîtriser. Je me compare parfois. Je doute aussi. Et je continue quand même.

Entreprendre seule ne veut pas dire avancer seule

Il y a un autre aspect que cette soirée m’a rappelé et auquel je suis particulièrement sensible : l’ancrage territorial de nos entreprises.

En Drôme-Ardèche, je peux m’appuyer sur des rencontres et des acteurs de l’accompagnement entrepreneurial : Initiactive 26.07, Réseau Entreprendre Drôme-Ardèche, la CCI de la Drôme, la CMA et Les Entrepreneurs Drôme.

Je ne leur prête pas tous le même rôle. Selon mon projet, je peux chercher un conseil, un accompagnement ou une occasion d’échanger avec d’autres entrepreneures.

Ces rencontres comptent pour moi. Je construis mon activité avec une idée, des compétences et du travail, mais aussi avec les personnes que je rencontre en chemin.

À 38 ans, recommencer

Ces sept parcours m’ont forcément renvoyée au mien.

Mon parcours professionnel n’est pas linéaire.

J’ai travaillé dans différents univers. J’ai entrepris. J’ai changé de direction. J’ai appris. J’ai parfois recommencé.

Et aujourd’hui, à 38 ans, j’ai choisi de reprendre une formation que j’avais dû interrompre près de vingt ans plus tôt.

Je continue mon activité salariée le matin, parce qu’elle me permet d’assurer mon quotidien et de financer ma reconversion.

En parallèle, je développe Les Soins de Line et mon activité de prothésiste ongulaire.

Le 13 octobre 2026, je commencerai officiellement mon CAP Esthétique Cosmétique Parfumerie, avec l’objectif de passer l’examen en juin 2027.

Je raconte ce changement de métier dans mon article De DAF à esthéticienne : ma reconversion à Romans-sur-Isère.

Ce nouveau rythme n’est pas toujours confortable. Je ne sais pas exactement où il me mènera et je doute encore. Mais j’ai décidé de commencer sans attendre d’être certaine de tout.

Des parcours de femmes dont nous avons besoin

C’est ce que je retiendrai de cette soirée.

J’ai envie de voir ces parcours de femmes davantage racontés. Les réussites m’intéressent, mais aussi ce qu’il y a derrière.

Les hésitations.

Les difficultés.

Les changements de direction.

Les erreurs.

Les personnes qui nous tendent la main.

Les moments où l’on se demande si l’on va y arriver.

Et puis ceux où l’on décide malgré tout de faire un pas de plus.

J’imagine qu’une autre femme, en écoutant ces histoires, pourrait se dire :

« Elle a douté elle aussi. Alors peut-être que moi aussi, je peux le faire. »

Le 6 octobre, je suis venue écouter sept parcours de femmes entrepreneures.

Je suis repartie avec une conviction renforcée :

Je n’ai pas besoin d’attendre de ne plus avoir peur pour oser.

Et je peux entreprendre sans avancer seule.

Découvrir mon activité à Romans-sur-Isère

Avec Les Soins de Line, je poursuis mon parcours auprès de Caroline à l’Institut Karoleen, au 2 bis rue de la Banque.

Vous souhaitez découvrir mon travail ? Retrouvez mes prestations d’onglerie ou prenez rendez-vous avec moi.

Line Gulli · Les Soins de Line